{"id":29,"date":"2017-11-02T22:07:38","date_gmt":"2017-11-02T21:07:38","guid":{"rendered":"http:\/\/negociation-ecologique.fr\/?page_id=29"},"modified":"2026-03-26T16:54:21","modified_gmt":"2026-03-26T15:54:21","slug":"origine-et-fondements","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/origine-et-fondements\/","title":{"rendered":"Origine, fondements et perspectives"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-foreground-color has-text-color\"><strong>L&#8217;Institut International pour la N\u00e9gociation \u00e9cologique<\/strong> part du constat que l&#8217;\u00e9volution que la soci\u00e9t\u00e9 est en train de connaitre implique le d\u00e9passement de certains acquis.<\/p>\n\n\n\n<p>Le droit traditionnel implique que l&#8217;Etat est le gardien de l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral, mais aujourd&#8217;hui l&#8217;Etat n&#8217;a plus les moyens de r\u00e9aliser cette mission. Les r\u00e8gles du march\u00e9 et les acteurs priv\u00e9s agissent donc comme soutien \u00e0 cette d\u00e9marche mais les r\u00e8gles du march\u00e9 n&#8217;ont pas pour vocation de pr\u00e9server la nature et les peuples autochtones. Le march\u00e9 ne pr\u00e9serve pas l&#8217;int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral. Ce sont donc les acteurs du territoire, les peuples eux-m\u00eames qui doivent agir pour prot\u00e9ger leur environnement mais le droit ne leur donne pas acc\u00e8s \u00e0 cette responsabilit\u00e9 publique. Dans les proc\u00e9dures actuelle, le poids de la parole du public n&#8217;est que consultatif et intervient trop tard dans la proc\u00e9dure.<\/p>\n\n\n\n<p>Parall\u00e8lement \u00e0 ces blocages inh\u00e9rents \u00e0 la structure pyramidale d&#8217;autorit\u00e9 \u00e0 laquelle nous avons eu l&#8217;habitude de r\u00e9pondre, des logiques dynamiques d&#8217;int\u00e9gration de tous les acteurs apparaissent. Evidemment, non sans mal, car les institutions en place, administratives, fonctionnent encore sous des sch\u00e9mas traditionnels lourds et verrouill\u00e9s. Mais progressivement, apparaissent des activit\u00e9s novatrices.<\/p>\n\n\n\n<p>Le droit s&#8217;adapte d&#8217;ailleurs peu \u00e0 peu \u00e0 ces modalit\u00e9s \u00e9mergentes. La circulaire de 2015 sur l&#8217;\u00e9conomie circulaire en atteste. Un nouveau mode de pens\u00e9e et&nbsp; un nouveau mode de g\u00e9rer les territoires doit prendre place mais il doit \u00e9galement permettre de d\u00e9bloquer ces situations de confrontation entre les logiques institutionnelles fortement ancr\u00e9es et cette logique nouvelle de fluidit\u00e9 des relations entre les humains et dans leurs rapports avec la nature.<\/p>\n\n\n\n<p>Les acteurs eux-m\u00eames doivent r\u00e9ussir \u00e0 affirmer leur place. Certains doivent gagner leur ind\u00e9pendance, comme les bureaux d&#8217;\u00e9tudes d&#8217;expertise naturaliste ou les experts, d&#8217;autres doivent r\u00e9ussir \u00e0 faire entendre leur voix comme les associations.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, la conscience que l&#8217;humain n&#8217;est qu&#8217;un \u00e9l\u00e9ment du tout est \u00e9galement n\u00e9cessaire \u00e0 la r\u00e9ussite d&#8217;un tel projet de transition car les oppositions culturelles sur l&#8217;appr\u00e9hension que chacun se fait de la nature sont fortes. L&#8217;occident s&#8217;est d\u00e9velopp\u00e9 en dominant la nature et en en faisant un instrument de son d\u00e9veloppement par une exploitation permanente des ressources, tandis que dans la majorit\u00e9 des autres cultures, la nature n&#8217;est pas une chose et ne pourra jamais \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme telle, tellement le respect pour la Pacha Mama est encr\u00e9e dans ces cultures. De fortes oppositions culturelles et juridiques aussi, font que l&#8217;humain s&#8217;est autoris\u00e9 \u00e0 d\u00e9truire la nature d&#8217;un c\u00f4t\u00e9, et qu&#8217;il ne s&#8217;autorisera jamais \u00e0 le faire sans conscience de ce qu&#8217;il fait de l&#8217;autre c\u00f4t\u00e9&#8230; Des jurisprudences internationales viennent rappeler cela aux populations occidentales. La Constitution de l&#8217;Equateur consid\u00e8re la Pacha Mama comme une personne \u00e0 respecter, le Tribunal N\u00e9o-Z\u00e9landais a consid\u00e9r\u00e9 que la rivi\u00e8re avait une \u00c2me et qu&#8217;elle devait \u00eatre respect\u00e9e pour cela. Une d\u00e9cision de la Cour Supr\u00eame de Bogota du 5 avril 2018 attribue la personnalit\u00e9 juridique \u00e0 l&#8217;Amazonie Colombienne et reconnait \u00e9galement les principes nouveaux de la justice climatique et de la responsabilit\u00e9 transg\u00e9n\u00e9rationnelle des acteurs du territoire. Il est clair qu&#8217;aujourd&#8217;hui, l&#8217;humain ne peut plus continuer sur les m\u00eames fondements juridiques et culturels qui ne permettent pas de respecter le principe de raison et de g\u00e9n\u00e9alogie.<\/p>\n\n\n\n<p>La raison d&#8217;\u00eatre de la n\u00e9gociation \u00e9cologique est de permettre de fluidifier cette transition en ayant une large conscience des blocages et des verrous pr\u00e9sents \u00e0 toutes les \u00e9tapes et \u00e0 toutes les \u00e9chelles du processus de transition qui doit se mettre en place.<\/p>\n\n\n\n<p>L&#8217;humain doit prendre conscience que son mode de vie actuel a trouv\u00e9 ses limites : les limites de la plan\u00e8te. La plan\u00e8te a des ressources naturelles et humaines limit\u00e9es. Chaque territoire dispose d&#8217;atouts et de contraintes. Nous devons aujourd&#8217;hui anticiper les difficult\u00e9s de demain en mettant en oeuvre tous les moyens disponibles pour permettre \u00e0 nos g\u00e9n\u00e9rations futures de s&#8217;assurer une vie durable et en paix.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour rencontrer cette paix, la transition doit elle-m\u00eame se mettre en place dans cette optique d&#8217;\u00e9quilibre des rapports humains-humains\/ humains-nature. Ce sont les besoins v\u00e9ritables qui doivent \u00eatre r\u00e9v\u00e9l\u00e9s et non plus les int\u00e9r\u00eats du march\u00e9 ou de certains acteurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Le march\u00e9 est un moyen et non un acteur. De la m\u00eame mani\u00e8re, l&#8217;argent est un moyen. Il doit circuler, alimenter le projet, aider \u00e0 la transition, il doit servir la transition sans \u00eatre accumul\u00e9 et fructifi\u00e9 par certains acteurs. Chaque centime compte et peut aider \u00e0 la transition. Pour cela, la finance climatique et l&#8217;innovation en mati\u00e8re de financement sont \u00e9galement des cl\u00e9s qui doivent \u00eatre sollicit\u00e9es pour soutenir cette transition. Contourner les difficult\u00e9s actuelles pour en faire des forces.<\/p>\n\n\n\n<p>De nombreuses actions sont d&#8217;ores-et-d\u00e9j\u00e0 mises en oeuvre un peu partout dans le monde. Cette dynamique est porteuse de sens et d&#8217;espoir car nous avons tous notre r\u00f4le \u00e0 jouer dans cette transition. Nous avons tous notre place \u00e0 prendre. Il n&#8217;y aura pas de laiss\u00e9 pour compte, \u00e0 condition d&#8217;\u00eatre \u00e0 l&#8217;\u00e9coute des v\u00e9ritables besoins des territoires et des ressources dont ils disposent.<\/p>\n\n\n\n<p>Afin de r\u00e9pondre au mieux aux besoins de cette transition, le Groupe de Travail sur le N\u00e9gociation Ecologique se donne pour mission de d\u00e9finir et respecter tout un ensemble de valeurs universelles qui seront d\u00e9finies de mani\u00e8re pluridisciplinaires et internationales,&nbsp; et veillera \u00e0 leur application constante, partout dans le monde afin que l&#8217;\u00e9quilibre des relations entre humains et avec la Nature soit int\u00e9gr\u00e9 du niveau local au niveau global.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;Institut International pour la N\u00e9gociation \u00e9cologique part du constat que l&#8217;\u00e9volution que la soci\u00e9t\u00e9 est en train de connaitre implique le d\u00e9passement de certains acquis. 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