{"id":1708,"date":"2021-01-15T12:15:19","date_gmt":"2021-01-15T11:15:19","guid":{"rendered":"http:\/\/negociation-ecologique.fr\/?p=1708"},"modified":"2021-01-15T12:15:20","modified_gmt":"2021-01-15T11:15:20","slug":"nature-humains-eclairer-lintention-des-decideurs-et-investisseurs","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/2021\/01\/15\/nature-humains-eclairer-lintention-des-decideurs-et-investisseurs\/","title":{"rendered":"Nature-Humains : \u00e9clairer l&#8217;intention des d\u00e9cideurs et investisseurs"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"576\" src=\"http:\/\/negociation-ecologique.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/20201126_101537-1024x576.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-1711\" srcset=\"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/20201126_101537-1024x576.jpg 1024w, https:\/\/negociation-ecologique.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/20201126_101537-300x169.jpg 300w, https:\/\/negociation-ecologique.fr\/wp-content\/uploads\/2021\/01\/20201126_101537-768x432.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>L&#8217;humanit\u00e9 commence \u00e0 prendre conscience que sa survie est li\u00e9e au bien-\u00eatre et \u00e0 la sant\u00e9 de la plan\u00e8te, de sa biodiversit\u00e9, de ses \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres et marins&#8230; Il devient n\u00e9cessaire de repenser l&#8217;humanit\u00e9 en tant qu&#8217;un \u00e9l\u00e9ment du Tout. Quelle place prend-elle actuellement ? Comment \u00e9volue-t-elle ? Vers o\u00f9 veut-elle aller ?<\/p>\n\n\n\n<p>Cette prise de conscience a provoqu\u00e9 un frein des quatre fers. L&#8217;\u00e9pid\u00e9mie manifest\u00e9e au niveau global a \u00e9t\u00e9 l&#8217;occasion de s&#8217;arr\u00eater et de repenser \u00e0 notre place et aux liens que nous tissons avec notre environnement direct, notre alimentation et plus largement avec le monde vivant, la nature (biodiversit\u00e9, \u00e9cosyst\u00e8mes)&#8230; Nous entrons en 2021 avec un grand rassemblement virtuel pour se poser la question de la place \u00e0 donner \u00e0 la biodiversit\u00e9. Le One Planet Summit qui s&#8217;est tenu le 11 janvier 2021 n&#8217;est pas une n\u00e9gociation internationale. Il s&#8217;agit d&#8217;une coalition, c&#8217;est-\u00e0-dire un rassemblement d&#8217;acteurs pr\u00eats \u00e0 s&#8217;engager pour une m\u00eame cause, ici, la biodiversit\u00e9. Des milliards de dollars vont \u00eatre d\u00e9vers\u00e9s pour cette cause, devenue une priorit\u00e9. La France a pris la t\u00eate de cette coalition. Des repr\u00e9sentants d&#8217;Etats, de banques, d&#8217;ONG sont venus mettre sur la table les moyens, principalement financiers, qu&#8217;ils estiment \u00eatre n\u00e9cessaires pour &#8220;r\u00e9soudre le probl\u00e8me de la biodiversit\u00e9&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>A l&#8217;image de la cause climatique, il s&#8217;agissait aussi d&#8217;offrir \u00e0 la biodiversit\u00e9 une place centrale. C&#8217;est chose faite. Mais la question de la biodiversit\u00e9 ne peut pas se r\u00e9soudre comme celle du climat. Le r\u00e9chauffement s&#8217;\u00e9value en degr\u00e9. Le march\u00e9 repose sur le cr\u00e9dit carbone.. Bien que de nombreuses questions techniques soient encore en suspens, avec le climat, l&#8217;humain et son mod\u00e8le \u00e9conomique ont r\u00e9ussi \u00e0 se positionner pour agir collectivement et globalement gr\u00e2ce \u00e0 des bases communes et des proc\u00e9d\u00e9s standardisables. Cependant, avec la biodiversit\u00e9, il va falloir approfondir la d\u00e9marche avec beaucoup plus de sp\u00e9cificit\u00e9 car comme son nom l&#8217;indique, nous traitons un sujet compos\u00e9 d&#8217;une diversit\u00e9 d&#8217;\u00e9l\u00e9ments incomparables, pr\u00e9sents de mani\u00e8re \u00e9pars et d\u00e9s\u00e9quilibr\u00e9s sur la plan\u00e8te. Il y a des esp\u00e8ces embl\u00e9matiques (comme les lions, les \u00e9l\u00e9phants, les baleines) et la biodiversit\u00e9 ordinaire. Il y a des esp\u00e8ces parapluies, d&#8217;autres invasives&#8230; Tant de cat\u00e9gories, d&#8217;enjeux, d&#8217;id\u00e9aux&#8230; Et quoiqu&#8217;il en soit, pour chacune de ces cat\u00e9gories, il s&#8217;agit d&#8217;une probl\u00e9matique end\u00e9mique. Le march\u00e9 est inexistant, il n&#8217;y a pas de valeur commune et les impacts directs ou indirects sont difficiles \u00e0 \u00e9valuer en terme de capital naturel car nous n&#8217;en connaissons pas la &#8220;valeur&#8221;. L&#8217;outil des \u00e9valuations d&#8217;impact avec le volet biodiversit\u00e9 existe de longue date (cf ma th\u00e8se sur la n\u00e9gociation \u00e9cologique en droit des \u00e9tudes d&#8217;impact environnemental). Des outils, des m\u00e9thodes, des proc\u00e9dures ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9velopp\u00e9s et la surveillance de la biodiversit\u00e9 et les nouvelles technologies pour am\u00e9liorer le travail des \u00e9cologues trouve un march\u00e9 int\u00e9ressant (capteurs, cameras&#8230;) (j&#8217;ai \u00e9t\u00e9 responsable du service R&amp;D et innovation d&#8217;un bureau d&#8217;\u00e9tude en ing\u00e9nierie \u00e9cologique sp\u00e9cialis\u00e9 sur les projets d&#8217;\u00e9nergie renouvelables). Nous savons de mieux en mieux observer, et nous tentons de comprendre le monde vivant. Nous tentons autant que possible de limiter nos impacts&#8230; Mais nous (humain), nous sommes capables de mesurer nos impacts locaux, ceux des projets et programmes d&#8217;un territoire bien d\u00e9fini. Nous avons du mal \u00e0 \u00e9valuer les impacts indirects, diffus, mais nous y travaillons. Nous sommes capables d&#8217;offrir non pas une v\u00e9rit\u00e9 mais une estimation. Et nous ne sommes pas capables de r\u00e9parer nos impacts. Nous sommes capables de restaurer, nous tentons de conserver mais nous sommes loin d&#8217;\u00eatre Dieu. Nos actions n\u00e9gatives ont des impacts quoiqu&#8217;il en soit&#8230; Et la compensation environnementale n&#8217;est pas un outil satisfaisant. Un exemple simple : on ne compense pas la destruction d&#8217;une for\u00eat centenaire en replantant de jeunes pousses d&#8217;arbres. L\u00e0, on cr\u00e9\u00e9 un champ d&#8217;arbres&#8230; c&#8217;est diff\u00e9rent.<\/p>\n\n\n\n<p>Une question que je m&#8217;\u00e9tais pos\u00e9e d\u00e9j\u00e0 \u00e0 l&#8217;\u00e9poque \u00e9tait celle de mesurer nos impacts globaux. J&#8217;\u00e9tais tomb\u00e9e sur les travaux de la CDC-biodiversit\u00e9 et du global biodiversity score.. Voil\u00e0, on y est, les humains se dotent des instruments, outils et m\u00e9thodes qui lui permettront d&#8217;\u00e9valuer leurs impacts au niveau global&#8230; Mais voil\u00e0 le probl\u00e8me o\u00f9 nous nous trouvons. Devons-nous financer nos erreurs et financer leur r\u00e9paration en flux tendu ? ou devons-nous financer nos vertus et changer de cap pour permettre \u00e0 la biodiversit\u00e9 de produire ses bienfaits et se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer ?<\/p>\n\n\n\n<p>Au One Planet Summit, lors du Forum de l&#8217;investissement sur la Grande Muraille Verte, les Etats et entit\u00e9s pr\u00e9sentes ont dit \u00eatre pr\u00eates \u00e0 financer ce projet \u00e0 hauteur de 10 milliards d&#8217;euros. Beaucoup d\u2019argent a permis de financer des projets sur les for\u00eats dans le cadre de la finance climat. Au d\u00e9part, l\u2019id\u00e9e \u00e9tait de regarder uniquement comment financer des projets forestiers qui \u00e9taient consid\u00e9r\u00e9s comme des puits de carbone. Mais la question des projets fl\u00e9ch\u00e9s avec un objectif pr\u00e9cis peut s&#8217;av\u00e9rer \u00eatre un danger pour les \u00e9quilibres vivants, les populations locales, l&#8217;organisation de la vie autour de la ressource. Comme le disait r\u00e9cemment M.Barbut, les premiers programmes REDD ont alors du \u00e9voluer en projet REDD+ puis REDD++ pour s&#8217;ouvrir \u00e0 la question de la complexit\u00e9 et des interrelations avec la biodiversit\u00e9 puis avec les communaut\u00e9s locales. Une for\u00eat est vivante, constitu\u00e9e d&#8217;individus qui apparaissent les uns apr\u00e8s les autres au gr\u00e9 des conditions favorables et des exp\u00e9riences&#8230; des \u00e9cosyst\u00e8mes, des interd\u00e9pendances se cr\u00e9ent. Les humains, les peuples racines s&#8217;adaptent \u00e0 ce mouvement de vie. Ils consomment ce dont ils ont besoin pour leur survie&#8230; Ils respectent des cycles, se soumettent \u00e0 des lois universelles, sont \u00e0 l&#8217;\u00e9coute des \u00e9quilibres..<\/p>\n\n\n\n<p>Cette question revient \u00e0 poser la question des aires prot\u00e9g\u00e9es marines et terrestres. Le One Planet Summit a rappel\u00e9 cet objectif d&#8217;atteindre les 30% d&#8217;aires prot\u00e9g\u00e9es marines et terrestres (dont 10% de protection stricte). Mais encore une fois, il s&#8217;agira l\u00e0 aussi de veiller \u00e0 ce que chaque projet soit adapt\u00e9 \u00e0 ses probl\u00e9matiques particuli\u00e8res. L&#8217;IUCN d\u00e9finit 6 types d&#8217;aires prot\u00e9g\u00e9es (comme les Parcs Nationaux). Chaque cat\u00e9gorie rel\u00e8ve de probl\u00e9matiques propres notamment en mati\u00e8re de gouvernance. Les retours d\u2019exp\u00e9rience sur la mani\u00e8re de mener \u00e0 bien des projets de conservation de la Nature montrent que ces projets ont souvent caus\u00e9 plus de probl\u00e8mes qu\u2019ils n\u2019en n\u2019ont r\u00e9solu (augmentation de la pauvret\u00e9 des populations locales qui n\u2019ont plus acc\u00e8s aux ressources, militarisation de certaines zones de protection, cr\u00e9ation d\u2019un tourisme d\u2019\u00e9lites pour d\u00e9couvrir une nature \u00ab&nbsp;sauvage&nbsp;\u00bb\u2026) Beaucoup de biais en fonction des projets. Les logiques d\u2019exclusivit\u00e9, de retour \u00e0 une nature vierge sont une vision, il y en a une pluralit\u00e9 d\u2019autres. Les projets les mieux dot\u00e9s sont semblent-ils ceux qui arrivent \u00e0 atteindre des objectifs de conservation int\u00e9ressant. Un webinaire d&#8217;experts sur les strat\u00e9gies de conservation de la biodiversit\u00e9 en Afrique organis\u00e9 par le CIRAD auquel j&#8217;ai assist\u00e9 fin 2020 mettait en \u00e9vidence l\u2019importance de bien consid\u00e9rer la question des probl\u00e9matiques locales, end\u00e9miques \u00e0 chaque projet d\u2019aire prot\u00e9g\u00e9e. Rappelons qu&#8217;en Afrique, il y a 8500 aires prot\u00e9g\u00e9es et qu\u2019aux c\u00f4t\u00e9s des grands parcs souvent \u00e9voqu\u00e9s, il y a de nombreuses aires prot\u00e9g\u00e9es de petites tailles (communautaires, etc.) qui ne sont pas on\u00e9reuses&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Concernant le financement pur de cette mesure, selon Julien Calas, &#8220;Waldron&nbsp;et al&nbsp;estiment de 103 \u00e0 178 milliards de dollars les besoins budg\u00e9taires en 2020 pour atteindre la cible de 30% d\u2019aires prot\u00e9g\u00e9es&nbsp;consid\u00e9rant que dans l\u2019\u00e9tat actuel, les ressources financi\u00e8res des AP existantes sont d\u00e9j\u00e0 insuffisantes&#8221;. Ces besoins consid\u00e9rables en mati\u00e8re de financement pose sur la table la question qui s&#8217;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pos\u00e9e au sujet de la finance climatique : qui doit payer ? Les fonds publics ou le secteur priv\u00e9 ? Souvent \u00e0 d\u00e9faut de fonds publics, les aires prot\u00e9g\u00e9es sont prises en charge par le secteur priv\u00e9, notamment des ONG de conservation&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>La question de la d\u00e9finition de la finance verte ou &#8220;finance climatique&#8221; est rest\u00e9e en suspens lors de la COP25 et aurait du \u00eatre \u00e9claircie lors de la COP d\u00e9faillante de 2020. Mais ce qui est clair, c&#8217;est que la coalition \u00e9tant compos\u00e9e d&#8217;acteurs publics et priv\u00e9s, elle r\u00e8gle le doute sur l&#8217;origine des fonds pour la biodiversit\u00e9. On parle de &#8220;blended finance&#8221;, c&#8217;est-\u00e0-dire \u00ab&nbsp;l&#8217;utilisation strat\u00e9gique de financement du d\u00e9veloppement et des fonds philanthropiques pour mobiliser les flux de capitaux priv\u00e9s vers les march\u00e9s \u00e9mergents, engendrant des r\u00e9sultats positifs pour les investisseurs et les communaut\u00e9s touch\u00e9es&nbsp;\u00bb. Le probl\u00e8me de ce type de financement peut se poser en termes&nbsp;<strong>\u00e9thique<\/strong>. Financer des projets ou des Start up pour de l&#8217;innovation a tout va, promouvoir l&#8217;emploi, l&#8217;agro-\u00e9cologie dans le but de g\u00e9n\u00e9rer de l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique, voici bien un programme qui va \u00e0 l&#8217;encontre du discours \u00e9cologique. Se pose ici un probl\u00e8me&nbsp;<strong>d&#8217;intention<\/strong>. Pourquoi finance-t-on la biodiversit\u00e9 : pour g\u00e9n\u00e9rer de l&#8217;activit\u00e9 \u00e9conomique ou pour r\u00e9soudre l&#8217;\u00e9quilibre \u00e9cologique global ? Voici donc une question qu&#8217;il s&#8217;agira de se poser autant de fois que n\u00e9cessaire au vu de la d\u00e9ferlante de financements et d&#8217;investissements qui va soudainement s&#8217;abattre sur la cause &#8220;biodiversit\u00e9&#8221;.<\/p>\n\n\n\n<p>Par ailleurs, n&#8217;oublions pas que dans une logique &#8220;projet&#8221;, les bailleurs sont dans une logique des financements sur 3-4 ans, alors que l\u2019am\u00e9nagement du territoire, la concertation entre acteurs, la prise en main par les acteurs locaux de leur probl\u00e9matique et des enjeux qui sont les-leurs est une probl\u00e9matique de long terme. N&#8217;oublions pas non-plus que d\u00e9forester d&#8217;un c\u00f4t\u00e9 et planter des arbres d&#8217;un autre n&#8217;est pas une compensation \u00e9quivalente&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p>Restera la question de la transparence qui sera au centre du travail mis en place par la &#8220;Task force sur la Financial disclosure \u00bb c\u2019est-\u00e0-dire tout ce qui concerne la transparence sur les impacts des entreprises financi\u00e8res sur les questions de biodiversit\u00e9; et sur comment les banques et assurances vont mesurer l\u2019impact de leurs actions en mati\u00e8re de biodiversit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Je pourrais encore parler des heures mais au final, o\u00f9 en sommes-nous ? L&#8217;humanit\u00e9 peut se poser cette question : Pourquoi travailler \u00e0 d\u00e9finir un capital naturel, approfondir nos connaissances en mati\u00e8re d&#8217;\u00e9valuation des services \u00e9cosyst\u00e9miques et d\u00e9finir des syst\u00e8mes de valeurs \u00e0 travers le paiement pour services \u00e9cosyst\u00e9miques, d\u00e9velopper les concepts de solutions fond\u00e9es sur la nature, cr\u00e9er des valeurs, des standards et des normes pour nous permettre de mesurer, d&#8217;\u00e9valuer, de contr\u00f4ler nos activit\u00e9s, nos impacts, nos investissements, notre production et notre consommation&#8230;? Quelle intention mettons-nous dans le d\u00e9veloppement de nos activit\u00e9s ? Nous avons d\u00e9cr\u00e9t\u00e9 que nous avions besoin de d\u00e9velopper de l&#8217;activit\u00e9 mais la Nature en a-t-elle besoin ? La coalition lance un mouvement pour aboutir \u00e0 de futures n\u00e9gociations et pousse les Etats et les autres acteurs \u00e0 se positionner sur cet enjeu, mais quels sont les garde-fous \u00e9thiques, sociaux, spirituels, scientifiques ?<\/p>\n\n\n\n<p>Il existe une loi selon laquelle un \u00eatre vivant change son comportement du simple fait d&#8217;\u00eatre observ\u00e9. Si la Nature se voit prise d&#8217;assaut par les humains, observ\u00e9e, bard\u00e9e de capteurs et d&#8217;indicateurs&#8230; ne risque-t-on pas au lieu de sauver le monde vivant, d&#8217;arriver \u00e0 l&#8217;\u00e9teindre ? Peut-on offrir une place \u00e0 la patience et \u00e0 l&#8217;inaction ? Nous en avons vu les bienfaits derni\u00e8rement&#8230; voir la\u00a0<a rel=\"noreferrer noopener\" href=\"http:\/\/web.univ-cotedazur.fr\/\/globalpause#.X_94fS17RQI\" target=\"_blank\">carte des bienfaits de la pause \u00e9cologique<\/a>.<\/p>\n\n\n\n<p>S\u00e8ve Carrez, 13 janvier 2021.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&#8217;humanit\u00e9 commence \u00e0 prendre conscience que sa survie est li\u00e9e au bien-\u00eatre et \u00e0 la sant\u00e9 de la plan\u00e8te, de sa biodiversit\u00e9, de ses \u00e9cosyst\u00e8mes terrestres et marins&#8230; Il devient n\u00e9cessaire de repenser l&#8217;humanit\u00e9 en tant qu&#8217;un \u00e9l\u00e9ment du Tout. Quelle place prend-elle actuellement ? Comment \u00e9volue-t-elle ? Vers o\u00f9 veut-elle aller ? Cette prise [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":1712,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1708"}],"collection":[{"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1708"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1708\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1713,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1708\/revisions\/1713"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1712"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1708"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1708"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/negociation-ecologique.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1708"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}